Une faille affecte les puces Intel des 10 dernières années !
Un correctif provoque le ralentissement de Linux et Windows…
AMD, ARM, Amazon, Apple, Microsoft, Google ont corrigé leurs systèmes ou doivent le faire.
Ces vulnérabilités critiques touchaient la quasi-totalité des processeurs fabriqués au cours des deux décennies précédentes. Elles permettaient à des programmes malveillants d’accéder à la mémoire protégée du système (le kernel ou noyau), y compris à des données hautement sensibles comme des mots de passe ou des clés de chiffrement. [1, 2, 3]
Voici comment la situation s’est articulée pour les différents acteurs de l’industrie :
Le problème : l’impact des correctifs
Pour bloquer ces failles, les éditeurs de systèmes d’exploitation ont dû isoler de manière stricte la mémoire du noyau. Cette modification logicielle a forcé les processeurs à vider leur mémoire cache beaucoup plus souvent, entraînant un ralentissement général des performances allant de 5 % à plus de 30 % selon les tâches. Les serveurs et les bases de données intensives ont été les plus durement touchés. [1, 2, 3, 4]
Les acteurs impliqués
| Acteur | Impact et Réaction |
|---|---|
| Intel | Meltdown concernait presque exclusivement ses puces. L’entreprise a subi une crise majeure d’image et de confiance, les correctifs initiaux ayant même provoqué des redémarrages intempestifs. |
| AMD | Ses processeurs n’étaient pas touchés par Meltdown. Cependant, ils restaient vulnérables à certaines variantes de Spectre. Les ralentissements induits par les premiers patchs Linux génériques ont été rapidement corrigés spécifiquement pour AMD. |
| ARM | Plusieurs architectures de cœurs ARM (utilisées dans la majorité des smartphones) étaient sensibles à Spectre, nécessitant le déploiement de mises à jour de sécurité par les constructeurs mobiles. |
| Amazon (AWS) | En tant que géant du cloud, Amazon a dû mettre à jour en urgence ses infrastructures géantes. Les correctifs ont temporairement réduit les performances de calcul de ses serveurs partagés. |
| Apple | Les Mac fonctionnant encore sous puces Intel ainsi que les appareils iOS (iPhone/iPad) étaient concernés. Apple a déployé des patchs discrets via macOS et iOS pour isoler la mémoire sans trop dégrader l’expérience utilisateur. |
| Microsoft | L’éditeur a publié des vagues de mises à jour d’urgence pour Windows. Les ordinateurs équipés de processeurs plus anciens ont subi les baisses de performances les plus visibles. |